Ca y est, c'est fait ! Après avoir été plusieurs fois annoncé puis repoussé le très attendu « Max 3 » sort enfin dans l'Hexagone en ce mois de novembre, chez Studio X bien évidemment.
Fred Coppula et Ian Scott sont aux commandes comme lors des deux précédents épisodes de ce qui est maintenant devenu une série. Un véritable petit événement pour la France X.
C'est en 2000 qu'apparaît dans le PPF (Paysage Pornographique Français) un personnage étrange, délirant, décalé, obsédé et autoproclamé serial-niqueur, Max. Max (interprété par lan Scott) est le héros d'une vidéo qui porte son nom, réalisée par Fred Coppula pour Blue One, et en partie inspirée du film culte "C'est arrivé près de chez vous".
Dès la sortie de la cassette (et oui, à l'époque on parlait encore de cassette.) sur le marché hexagonal,
c'est le Carton total : avec son humour décalé, sa réalisation style reportage, ses scènes hard très nombreuses et son casting impressionnant (Daniella Rush, Dolly Golden, Elodie Chérie, Estelle Desanges, Océane, Laura Angel, Lisa Crawford, Maeva Exel, Nomi, Ovidie...), "Max" plaît -au public, se vend véritablement par palettes entières et glane une imposante collection de Hot d'Or.
Battant le fer pendant qu'il est chaud, Coppula, cette fois associé à lan Scott lui-même au poste de réalisateur, met en boite un second épisode un peu plus d'un an plus tard, toujours pour le compte de l'éditeur Blue One. Les ingrédients sont exactement les mêmes, le casting toujours aussi énorme (Clara Morgane, Océane, Delfynn Delage, Nikita Denise Inari Vachs, Sophie Evans, Claudia Jamsson...), et Conséquemment le carton aussi monumental, à tel point que dans la rue et dans les salons, les fans comment à appeler lan Scott « Max ».
Après avoir un temps envisagé que Max devienne le héros d'une série gonzo, c'est en 2005 que Fred Coppula évoque pour la première fois la mise en chantier d'un "Max 3". Le tournage, pour diverses raisons inhérentes ou non à la volonté propre du réalisateur, sera repoussé à plusieurs reprises au cours des deux années suivantes, au point de devenir une sorte d'Arlésienne du porno made in France. C'est finalement au tout début de l'été 2007, après avoir écrit un nouveau scénario ensemble, que Coppula et lan Scott entament la mise en boite de ce long-métrage à propose duquel les attentes à la fois du porno business français et du public seront montées à la longue à un niveau quasiment himalayesque.
"Max 3" sort donc finalement bel et bien en ce mois de novembre chez Studio X. Et aucune inquiétude de quelque ordre à avoir, tout le monde peut respirer tranquillement : le film est largement à la hauteur des espérances et ravira sans l'ombre d'un doute tous ceux (extrêmement nombreux) qui avaient aimé et fait un triomphe aux deux premiers épisodes sortis il y a plus de cinq ans maintenant.
A la fin de "Max 2", un gag avait laissé entendre que Max, lassé des femmes qu'il nique véritablement à la chaîne depuis son adolescence, pourrait avoir des tendances homosexuelles. C'est donc par un nouveau gag sur le même thème avec une personnalité du X que nous ne vous nommerons certainement pas ici pour vous conserver la surprise, que s'ouvre "Max", troisième du nom. Rassurons tout le monde tout de suite néanmoins : non, Max n'est absolument pas devenu homosexuel, bien au contraire même, et tout au long des deux heures et quarante-cinq minutes (!) que dure ce film, lui et Bébert (c'est le petit nom qu'il donne affectueusement à sa queue surdimensionnée et toujours prête à fourrer le moindre orifice de passage...) vont se taper un nombre quasi record de filles.
Le DVD prend exactement la même forme que ses deux prédécesseurs : l'équipe qui avait tourné les deux reportages précédents sur Max (rappelons que la série est tournée comme un vrai-faux reportage télévisé) décide de remettre en boîte une toute nouvelle émission afin de montrer à ses téléspectateurs ce qu'est devenu le dit serial-niqueur cinq ans après ses dernières frasques en date. Et ce qu'est devenu Max, eh bien c'est extrêmement simple : il est resté le glandeur professionnel qu'il a toujours été, profitant de n'importe quelle occasion pour faire ce qu'il sait le mieux faire sur cette planète : baiser. Et c'est donc reparti comme en 14 !
Pour se donner une bonne image devant la télé, Max va chercher du boulot et se taper la recruteuse qui lui fera passer son entretien d'embauché, il va postuler pour un emploi d'acteur dans un théâtre érotiques et écoeurer tous ses collègues mâles, se partager la superbe Moana avec un pote,
tout ceci sous le regard et au grand dam du preneur de son (Sébastian Barrio) qui, énervé par toutes les parties de jambes en l'air qu'il voit toute la journée et auxquelles il ne peut pas participer, s'amuse, une fois rentré chez lui le soir, à filmer ses propres ébats avec un téléphone portable. Mais un événement va venir perturber toute cette belle mécanique bien huilée : Max va tomber amoureux. Où. Quand, comment, de qui ? Eh bien pour cela il vous faudra regarder le film, amis lecteurs, nous n'allons quand même pas tout vous raconter (et puis quoi encore...).
L'humour décalé et les répliques "qui tuent" des deux épisodes précédents sont toujours bel et bien présents, de même que les négociations entre Max et l'équipe du reportage qui, évidemment, aimerait que le sujet de son reportage aille toujours plus loin dans le scabreux. Autre caractéristique essentielle de la série "Max" que Fred Coppula et lan Scott ont reproduite scrupuleusement ici : le nombre impressionnant d'actrices présentes ici à l'affiche. D'ailleurs, ce n'est pas compliqué, si on le cite en entier, le casting de Max 3 ressemelé a un véritable "who's who" de la pornographie française actuelle : Nomi (excellente dans son râle de journaliste faussement choquée par ce qu'elle voit et qui fait tourner le pauvre Max en bourrique).
Chloé Delaure, Angels Sydney, Moana, Lea Lazur, Lydia Saint Martin, Angie Kiss, sans parler des acteurs (lan Scott et Sébastian Barrio donc en premier lieu, mais aussi Tony Carrera, Phil Hollyday, Titof, Richard Lengin, Greg Centauro, Mike Angelo)
ou des grandes invitées in¬ternationales telles que les divines Silvia Saint ou Dora Venter. Et tout ce joli petit monde s'ébat dans une série de scènes de sexe aussi impressionnante en termes de quantité (quatorze bonnes parties de baise en tout et pour tout) qu'en matière d'intensité (scènes de groupe en pagaille, fellations profondes, sodomies et doubles pénétrations en veux-tu en voilà)... Parmi les séquences les plus mémorables,
citons un vrac un mini gang bang avec Nomi, une double pénétration avec Lea Lazur dans une boulangerie, une petite partouze dans un garage, ou bien encore un très intense trio Moana / lan Scott / Mike Angelo. Mais à la vérité, il faudrait citer toutes les scènes, qu'elles nous propo¬sent des ébats de stars aguerries ou de petites nouvelles.
Un casting énorme,
en forme de "who's who"
du porno français...
Au bout du bout de ces cent soixante-cinq minutes de film, l'amateur de bon porno hexagonal termine assez épuisé (surtout au niveau du poignet, bizarrement, il faut bien le dire) mais plutôt heureux et comblé. Non seulement il n'aura pas été déçu par rapport aux deux premiers épisodes de la série (si tant est qu'il les ai appréciés, hein, s'il ne les a pas aimés, il n'y a du coup que fort peu de chances
qu'il s'envoie la libido dans la stratosphère en voyant celui-là...), mais il aura certainement vu en sus l'un des tout meilleurs longs-métrages français de l'année.
De l'humour, un scénario sympa et pas prise de tête pour un euro, une réalisation originale, un super casting en grande partie français, des scènes hard nombreuses et excitantes (certaines étant, grande première mondiale, filmées avec un téléphone portable, ce qui donne vraiment l'impression d'être au milieu de l'action), ce n'est quand même pas tous les mois que l'on voit ça dans ce pays. Espérons juste qu'il ne faudra pas attendre cinq années supplémentaires pour voir "Max 4". Hein Fred...
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